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Comment favoriser l'estime de soi chez nos enfants ?


Aujourd’hui, on s'attaque à un sujet costaud, mais essentiel. On va parler de l'armure invisible de vos enfants : l'estime de soi et la confiance en eux.

 

Je vois déjà les regards paniqués : « Encore un truc à ajouter sur ma to-do list entre prendre rendez-vous chez l’ORL pour l’aîné et trouver des nouvelles baskets pour des petits pieds qui ont poussé sans prévenir, tout cela dans l’agenda déjà Tetris de la semaine ! »


Rassurez-vous, comme toujours nous allons faire simple, concret, et surtout sans culpabilité !

 

Mais d'abord, commençons par définir ce dont nous parlons exactement. Tout le monde ne connaît pas réellement la différence entre ces deux copines inséparables mais différentes que sont l'estime de soi et la confiance en soi.

 

L'estime de soi, c'est le socle. C'est la petite voix intérieure qui dit : « Je suis une personne valable, je mérite d'être aimé, même si j'ai renversé le jus de raisin sur le canapé blanc. » C'est le « Je suis », ce que nous pensons de nous, seul face au miroir.


La confiance en soi, c'est l'action. C'est la voix qui dit : « Je suis capable de mettre mes chaussures tout seul » ou « Je peux essayer ce nouveau jeu ». C'est le « Je peux », ce qui nous rend capable d’agrandir le cercle de notre zone de confort en osant en sortir pour tester de nouvelles choses.

 

En résumé : l'estime, ce sont les racines de l'arbre. La confiance, ce sont les branches et les fruits. Si les racines sont fragiles, l'arbre tombe au premier coup de vent... ou à la première remarque d'un copain de classe.

 

Alors pourquoi est-ce primordial de travailler cela dès le plus jeune âge, tout comme l’éducation aux émotions ?

Parce que le cerveau d'un enfant est comme une éponge... mais une éponge qui enregistre tout en haute définition. Si dès 3 ans, il intègre qu'il est « nul » ou qu'il doit « être parfait pour être aimé », il gardera cette croyance toute sa vie. Et croyez-moi, la remodeler à 40 ans est beaucoup plus cher et douloureux, sans même parler des années perdues et des conséquences sur les plans personnel, scolaire puis professionnel ! Un enfant avec une bonne estime de soi est un futur adulte qui saura dire « non », qui osera entreprendre, et qui ne restera pas dans des relations toxiques. C'est le meilleur de tous les cadeaux de Noël et ça ne coûte rien en piles.

 

Vous vous doutez bien que nous n’allons pas nous arrêter à la théorie et que je vais vous donner des outils concrets à utiliser sans lire 25 bouquins sur le dév

eloppement personnel ?


Voici donc trois exercices à tester dès ce soir :

 

Numéro 1 : le compliment « Expert». En tant que parent, nous avons tous tendance à dire « oh que c'est beau ! » (avec une certaine hypocrisie totalement assumée par amour devant l’œuvre improbable d’un enfant de 4 ans) ou « Tu es vraiment intelligent ! ». C'est bien, évidemment, mais c'est trop vague. L'enfant ne sait pas quoi reproduire. Devenez un expert. Au lieu de dire « Quel beau dessin tu as fais !», dites : « J'adore la façon dont tu as utilisé le bleu ici et j'ai vu que tu as pris ton temps pour colorier sans dépasser. » Vous valorisez l'effort et le processus, pas juste le résultat. L’enfant apprend alors que sa valeur ne dépend pas de la perfection, mais de son investissement.

 

Numéro 2 : La valorisation de l'erreur. Oui, vous avez bien entendu. Il est absolument capital de fêter les erreurs. Quand votre enfant casse un verre ou rate un calcul, ne vous laissez pas déborder par vos émotions (je sais, c'est dur mais nous pouvons travailler sur cela aussi !). Dites : « Qu'a-t-on appris grâce à cette erreur ? » plutôt que de mettre en avant l’échec et ses conséquences. Mieux encore : racontez vos propres erreurs. « Aujourd'hui, j'ai envoyé une facture à la mauvaise famille. J'étais gênée, mais j'ai corrigé le tir. » Quand l'enfant voit que papa ou maman sont imparfaits et survivent, il se dit : « Ouf, j'ai le droit d'être humain moi aussi. » Ça dédramatise l'échec et booste la confiance pour réessayer.

 

Numéro 3 : Le pouvoir du « Pas Encore ». Quand votre enfant dit : « Je ne sais pas faire ce puzzle », interdiction de répondre « Mais si, tu vas y arriver !». Répondez : « Tu ne sais pas encore le faire... pour l'instant. » Ce petit mot « encore » ouvre une porte vers le futur. Cela transforme un blocage en étape temporaire. C'est magique, ça marche même sur les adultes (sauf pour le rangement du garage ou le montage de l’étagère dans le cellier, mais on ne perd pas espoir !).

 

Pour finir, rappelez-vous une chose : pour qu'un enfant ait de l'estime de soi, il faut que ses parents en aient un peu aussi. Arrêtez de viser la perfection. Un parent bienveillant, qui accepte ses propres limites, est un modèle bien plus puissant qu'un parent parfait mais stressé.


Alors ce soir, prenez cinq minutes. Regardez votre enfant, pas pour ce qu'il doit faire, mais pour qui il est. Dites-le-lui. Et si vous craquez, ce n'est pas grave. Demain est un autre jour, et il y aura encore beaucoup d’opportunités de renforcer votre enfant dans sa croyance de la belle personne qu’il est !

 
 
 

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